Aristine

Memento mori!

Mercredi 2 février 2011 à 17:33



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T’essaies d’aller bien, tu t’accroches à la vie, à ce que tu peux. Tu te mens, et tu trouves tant bien que mal une infime motivation pour te lever le matin. Tu es debout, ça y est. Courage, il faut que t’ailles prendre ta douche. Tu te répètes que la vie vaut la peine d’être vécue même si tu n’y crois plus. Mais au moins tu vis, tu es sortie de ce fichu lit. En retard, tu attrapes de justesse ton bus et puis tu attends. Que ça passe. Etrangement, ces moments d’ennuie, ce sont ceux que tu préfères. On n’attend rien de toi, on te fiche la paix, pour une fois.  Et puis tu arrives au lycée, tu apprends que le bac blanc de cet après-midi est annulé, tu es soulagé. Ton cœur reste triste mais un sourire se dessine sur ton visage. Peut-être que finalement ta journée ne sera pas si pénible. Aujourd’hui, tu as deux heures de littérature, tu ne t’intéresses pas à Fin de partie qui est au programme et pourtant tu prends ton cours. Comme les autres. Viennent deux heures de géographie, l’espace rhénan…
Fin des cours. Tu rentres chez toi et puis tu sens une bonne odeur... Ta mère a préparé ton plat préféré. Deuxième sourire. Oui, quand ça devient pathétique tu comptes.
Et puis, il y a une vieille amie qui t’appelle, elle t’annonce qu’elle a peut-être un cancer.
Y’a Léo ferré et sa chanson qui te reviennent en pleine gueule « Avec le temps va, tout s’en va » et ça fait mal. Très mal. Quoique tu fasses, tu comprends qu’il y aura toujours un truc pour te remettre les pieds sur terre, tu pourras jamais faire semblant, comme si.. Ces petits trucs sont violents parfois, mais « c’est la vie » paraît-il…


Dimanche 30 janvier 2011 à 19:55

 

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« C’est un cœur malade qui bat dans mes côtes », il résonne ce con et j’entends plus rien. Rien jvous dis, ni les voix, ni vos pas pressés qui courent après la connerie. Ca m’prend le crâne. J’éclate. Et puis y’a l’autre qui me demande si j’vais bien. Je lui réponds « oui » avec un grand sourire.  Après tout c’est plus facile de sourire, plus simple que d’expliquer. Et vla qu’elle insiste. Pourquoi ce n'est pas elle qui me questionne. J’aurais aimé lui dire à quel point je souffre, lui dire le mal qu’elle me fait  lorsqu’elle s’éloigne de moi. Mais je reste plantée là, incapable de faire quoique ce soit. J’aimerais qu’elle comprenne ce sentiment si étrange qui me submerge lorsqu’elle croise mon regard. Ce sentiment de joie mêlé de tristesse et d’amertume. Oui, j’aimerais tant lui avouer l’importance qu’elle représente pour moi , qu’elle sache qu’elle a ma vie entre ses mains. Je suis un pantin. Je sais bien qu’je suis folle. Folle de cet attachement qui n’a pas de sens et qui me tue jour après jour comme le fait si bien le temps sur nos vieux corps usés par les échecs et la douleur. Mais pourtant, je m’obstine. Oui  je perpétue ce jeu cruel et je ne contrôle plus rien. Non rien de rien.


Mardi 18 janvier 2011 à 16:47


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Mon rire est nerveux, il se force. Mon rire rit de lui-même. Il rit car c'est pathétique de rire de la vie, de soi et de cette petite misère. Parfois il reste coincé dans ma gorge, décidé à ne plus sortir faire l'hypocrite, mais alors on le questionne "Toi ça ne va pas fort, j'me trompe?" et il rit de nouveau, amèrement, pour éviter d'attirer l'attention. Il arrive que mes rires se confondent en sanglots, c'est le risque à prendre lorsque je force mon rire cloitré dans le fond de ma gorge à sortir alors que mes sanglots, eux, ne demandent que ça. Faire semblant d'aller bien, aller en cours, étudier les fonctions exponentielles.. Jcrois qu'il arrive un moment où il est grand temps de cesser de jouer la comédie et d'admettre qu'on est au bout du rouleau. Encore faut-il en avoir le  courage..

Lundi 17 janvier 2011 à 22:02


Dimanche 16 janvier 2011 à 19:45

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Il y a des jours comme ça où tout semble s'écrouler autour de nous. Des jours, où les yeux en larmes, en ouvrant le tiroir des rasoirs,nous avons ce regard avide, celui qu'ont les enfants devant un sachet de sucreries. Seulement, nos friandises sont bien différentes des leurs, elles n'ont pas cette acidité dont ils raffolent tant, mais un goût d'abandon, de délivrance et de défaite. Elles sont parfois whisky, somnifère, ou balle dans la tête. Elles sont parfois fatales. La friandise, c'est l'explosion des sens chez l'enfant, la douceur de la fraise. Chez l'homme, c'est l'explosion de la vie, la douceur d'un long sommeil. On a voulu grandir, faire comme les grands. C'est réussi. T'es content?

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